
Mercredi 8 juillet 2009, le Parti Socialiste a déposé une nouvelle motion de censure, la 10e depuis 2002, la 3e depuis 2007. Largement rejetée par les députés, cette motion de censure a été néanmoins votée par le PS, le PC et le Modem de François Bayrou, qui, s’il le fallait encore, a confirmé son glissement politique à gauche.
C’est Laurent Fabius, qui avait la charge de défendre cette motion contre l’action du gouvernement. Faisant suite à l’ancien premier ministre socialiste à la tribune, le premier ministre François Fillon a tenu à défendre l’action présidentielle. Il a aussi pointé du doigt l’opposition qui n’a « ni projet, ni appui des Français ». “Cette motion arrive un mois après votre défaite aux élections européennes. Plutôt que de vous livrer à l’autocritique, vous choisissez le confort de la critique du gouvernement” a surenchéri le premier ministre. Il a insisté sur la complémentarité du duo qu’il forme avec le Président de la République. Avec Nicolas Sarkozy, explique t’il, « nous sommes complémentaires et soudés dans l’action, et aucun de nous deux n’a besoin de souligner que ‘lui c’est lui, moi c’est moi’ ».
Critiquée au sein même du PS, notamment par Julien Dray, cette motion de censure montre à quel point le Parti Socialiste est toujours en crise, loin des préoccupations des Français et stérile quant il s’agit d’avancer des idées. Encore une fois, le parti à la rose s’illustre par son absence de propositions concrètes et essaye de faire parler de lui comme il le peut.